La tendance du marché immobilier en lorraine

< Retour Créé le 24/05/2016 14:08:32
L’ACTUALITE DU MARCHE IMMOBILIER ENLORRAINE

Dans la presse, les suppléments titrant sur l’impact de la crise sur le marché immobilier se multiplient.

Au-delà des titres aguicheurs, quelle est la réalité du marché immobilier lorrain au deuxième semestre 2012, après une année 2011 particulièrement bien orientée ?

Tous les acteurs du marché s’accordent à le dire : le marché est calme…

Que comprendre ?


La frilosité des acteurs, premier effet de la crise sur le marché immobilier :

- « Coup de rabot » oblige, les aides publiques (prêts à taux 0, incitations fiscales dans le neuf …) disparaissent, tandis que la fiscalité sur les plus-values immobilières a été sensiblement alourdie

- Les banques ont certes durci les conditions d’accès au crédit ; mais cela est vrai depuis 2009

- Les acquéreurs potentiels, spécialement les primo-accédants ou à faibles revenus, hésitent légitimement à s’endetter à long terme

- Les investisseurs sont eux, plus hésitants, face à l’alourdissement de l’imposition des plus-values immobilières, la disparition programmée du régime Scellier, l’encadrement des loyers …


Les volumes de transactions :


Au niveau national comme en régions, le volume des transactions a accusé une nette baisse – de l’ordre de 15 à 20% - par rapport à l’année précédente

Cette baisse s’est creusée à partir du 2ème trimestre, la province restant toutefois moins affectée que la capitale.

En régions, la baisse du volume de transactions est plus marquée dans le centre, le nord et l’est (environ -20%) que dans le quart sud -est (-15%), avec des écarts selon les départements et les métropoles.

Le neuf est spécialement impacté, ce qui s’explique par la disparition programmée du régime Scellier.

Parallèlement, la distribution de crédits à l’habitat des ménages a connu une chute brutale d’environ 30%

Cependant, les taux des prêts immobiliers historiquement bas (< 4% sur 25 ans), conjugués à la mauvaise santé des marchés financiers, contribuent à éviter un « trou d’air » semblable à celui qu’a connu le marché en 2008/2009.


L’évolution des prix de l’immobilier
Les prix de l’immobilier restent globalement stables, même si le recul, plus ou moins fort selon les secteurs et les biens, est réel en ce second semestre

L’examen des statistiques tenues par les notaires (références de ventes réalisées, ou indicateurs avancés sur la bases des avant-contrats) permet une analyse assez fine de l’évolution des prix.

A la fin du 1er trimestre 2012, l’évolution des prix sur un an restait globalement positive, en lorraine comme sur le reste du territoire.

Cependant, les moyennes dissimulent des situations sensiblement différentes, avec des écarts qui se creusent selon le secteur et le type de bien.

Les grandes villes (Nancy- Metz) et leurs premières couronnes, qui offrent services, transports en commun … restent attractives.

Ainsi, sur un an (du 1er avril 2011 au 31 mars 2012), Nancy a enregistré une hausse moyenne des prix dans l’ancien, de 3% pour les appartements, et jusqu’à 8% pour les maisons.

Bien orientées également, les communes directement limitrophes de la première couronne, comme Vandoeuvre, Laxou, Villers … qui profitent de l’attractivité du centre-ville, des projets (Artem…) et des services (transports en commun) de l’agglomération.



Les indicateurs avancés (compromis enregistrés de mars à mai 2012), révèlent une amorce de baisse sur les maisons (- 2 % environ) tandis que les appartements sont toujours orientés à la hausse (de 2 à 3% ; jusqu’à + 10% à Vandoeuvre-les-Nancy)

Les communes excentrées

Souffrant en plus du coût des transports, les communes excentrées et de la seconde couronne (Toulois, lunévillois) connaissent une baisse plus sensible : prix des maisons en baisse moyenne de 6% de mars à mai 2012)

Même constat dans les Vosges et la Meuse, quoique plus sensibles.



Les perspectives

Sur un an courant, le marché immobilier a donc affiché une belle résistance, même si l’on fait abstraction des mois de décembre 2011 et janvier 2012, spécialement soutenus avant l’entrée en vigueur de la réforme des plus-values.

La crise affecte plus la fluidité du marché (délais de vente allongés) que les prix en eux-mêmes.


Sur les mois à venir et 2013, il serait hasardeux de faire des pronostics…

Incertitudes sur la fiscalité des plus-values, quand le gouvernement évoquait récemment un retour au régime de taxation antérieur
Incertitudes sur l’évolution du contexte économique mondial



Reste que la pierre demeure une valeur refuge, moins affectée par les soubresauts de l’économie.

Le placement immobilier doit être vu comme un (bon) investissement à moyen-long terme, un excellent outil de prévoyance, et non comme un placement spéculatif.



Plus que jamais, le candidat acquéreur devra être attentif à la qualité et à la situation des biens.

Les notaires disposent des outils et de l’expertise pour vous conseiller.

Encadrement des loyers :

Le décret n°2012-894 du 20 juillet2012 paru au Journal officiel du 21 juillet 2012 a pour objet l'encadrement del'évolution des loyers dans le cadre d'une nouvelle location ou d'unrenouvellement de bail. Il fixe ainsi un montant maximumd’évolution des loyers des baux des logements remis en location ou dont le bailest renouvelé dans les communes mentionnées dans son annexe.

Al’exception notable de l’agglomération de FORBACH, la Lorraine n’est pasconcernée



2° semestre 2012 : actualité du marché immobilie Télécharger